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Archive pour février 2009

mercredi 1er avril et jeudi 2 avril 2009

Mardi 24 février 2009

La lecture de la pièce de Michel Cerf

                   LA VIE DE SPINOZA

aura lieu

les mercredi 1er et jeudi 2 avril 2009 à

20h30  Accueil du public dès 19h30 pour

l’exposition de

 

La Parole Errante :

« Comme un papier tue-mouches

dans une maison de vacances fermée ». 

 

Site de La Parole Errante :   http://www.armand-gatti.org         

Adresse : LA PAROLE ERRANTE à LA MAISON DE L’ARBRE  9, rue François Debergue – 93100   Montreuil. Métro : Ligne 9 (ou bus 102) Croix de Chavaux. (tél. 01. 48. 70. 00. 76)    

                              

                             statue de Spinoza à La Haye, à deux pas de la maison de M. Van der Spick

  

       

LECTURE PROCHAINE DE LA VIE DE SPINOZA

Samedi 21 février 2009

Chers amis,

 

Voilà c’est fait!

Nous vous donnerons prochainement d’autres informations pour la lecture de

La Vie de Spinoza

de Michel Cerf

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Très cordialement

La Compagnie du genre humain

 

 

 

 

 

 

Liens

Samedi 21 février 2009

Spinoza base : tout le texte de l’Ethique en latin avec renvoi par thème 

http://baptiste.meles.free.fr/philosophie/spinoza/ethica/ethica.html 

 

Spinoza par wikipedia : 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baruch_Spinoza

Hyperspinoza donne des indications sur sa vie. 

http://hyperspinoza.caute.lautre.net/spip.php?article1340 

 

l’association des amis de Spinoza : 

http://www.aspinoza.com/

UPJV Amiens :

http://www.u-picardie.fr/

ENS Paris :

 http://www.ens.fr/

Paris 8 Vincennes-St-Denis :

http://www.univ-paris8.fr/

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La Vie de Spinoza

Vendredi 20 février 2009

La pièce est, parfois, comprise par certains comme une « vulgarisation philosophique » ; ce n’est pas le cas. Elle est en revanche une mise en garde contre le fanatisme, contre tous les fanatismes, d’où qu’ils viennent.  Elle est un vivant plaidoyer pour l’esprit de tolérance, la compréhension entre les hommes, le respect mutuel. Spinoza s’affirme encore, aujourd’hui, comme l’ami du genre humain

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Bientôt la lecture de la pièce La Vie de Spinoza !

Vendredi 20 février 2009

 

 

Bonjour cher public,

Nous réaliserons prochainement une lecture de la pièce de

Michel Cerf

 

            La Vie de Spinoza

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Nous vous tiendrons bien entendu informés de celle-ci.

Très cordialement,

La Compagnie du genre humain.

Spinoza, des affects à l’éternité

Vendredi 20 février 2009

Quelques éléments de sa philosophie* : 

Les âmes cependant ne se gagnent pas par les armes mais par l’Amour et par la Générosité.                                                

                                                                     Ethique IV, chap. XI 

Un affect qui est une passion cesse d’être une passion sitôt que nous en formons une idée claire et distincte.                                       

                                                                      Ethique V, prop. III 

Il n’est pas d’affection du Corps dont nous ne puissions former un concept clair et distinct.                                                                            

                                                                      Ethique V, prop. IV 

L’esprit humain ne peut pas être absolument détruit en même temps que le Corps mais il en reste quelque chose, qui est éternel.                                     

                                                                      Ethique V, prop. XXIII 

        *Spinoza, Ethique, Texte original et traduction nouvelle par Bernard Pautrat, Editions du Seuil, Paris. (M. Bernard Pautrat tient un séminaire chaque mardi matin à 10h30 à l’ENS, 29, rue d’Ulm, Paris 5e)

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Le synopsis de la pièce

Vendredi 20 février 2009

Synopsis de La Vie de Spinoza. 

Colerus, nommé pasteur à La Haye, découvre l’existence d’un homme qu’il avait jusque là considéré comme diabolique. La réputation de Benedictus Spinoza n’est pas vraiment justifiée. Colerus arrive chez son logeur, M. Van der Spyck, peintre de son état et solliciteur militaire à ses heures. Ida, Mme Van der Spyck, veille !  

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Vue de Delft (photo Michel Cerf)  

I-                  Colerus apprend quel homme d’étude et de bien était Spinoza. Il commence à entrevoir de quelle façon ses ennemis, les églises de Hollande, n’ont cessé de le calomnier pour préserver leurs ouailles de ces « lumières » de la pensée.1661. Spinoza accueille le célèbre Henry Oldenburg, qui va bientôt devenir secrétaire de la Royal Society de Londres. Ils échangent sur Bacon. Spinoza s’avère un homme estimable qui vit de la taille et du polissage de lentilles de microscopes. 1663. Casearius est élève de Spinoza. Il apprend le latin et s’éveille à la philosophie de Descartes. Les Collégiants, groupe d’hommes pieux mais tolérants, réfugiés à Rijnsburg, accueillent et protègent Spinoza. 

II-               Au cours d’une fête, chacun y va de son couplet. C’est la mise en abyme, le théâtre dans le théâtre. Spinoza vient d’écrire le Traité  sur la Réforme de l’Entendement. Il en abrège l’écriture pour se lancer dans l’œuvre de sa vie : l’Ethique. Déménagement à Voorburg. Un autre peintre, Tijdeman, et son épouse Margareta, l’accueillent. Louis Meyer, un ami médecin demande des explications sur l’infini à Spinoza. Le philosophe prend l’exemple de deux cercles…Nous apprenons le départ prochain de Casearius de la bouche de Colerus, le biographe. La devise de Spinoza nous est révélée : Caute ! Prudence ! 

III-            Blyenbergh est en réalité un fameux contradicteur qui voit le mal partout.  Il est incapable de faire passer la raison avant ses croyances. Spinoza expose son Tractatus : il y met à mal toutes les idées reçues et leur cortège de préjugés. Il fustige le fanatisme et l’obscurantisme. Un ami, Adrien Koerbagh, expose sa recette de confitures de roses. Mais il n’a pas la prudence de Spinoza. Il parle trop ; et trop fort. Il va être arrêté et torturé à cause de ses idées… Quand Louis XIV entre en scène.1672. Il décide d’envahir les Provinces Unies…le Grand Pensionnaire de Hollande, Jean de Witt, qui partage les idées de Spinoza, est malmené, arrêté, puis assassiné. Avec son frère, ils sont lynchés par la foule et leurs corps mutilés. Craignant que la foule ne fasse subir le même sort au philosophe, Van der Spyck, ce soir-là, prend la précaution d’enfermer Spinoza, qui veut aller placarder une affiche, Ultima Barbarorum (bande de barbares), au péril de sa vie pour exprimer sa colère.      

IV-            Spinoza rencontre Stouppe à Utrecht. Membre du cabinet de Cromwell, cet officier est passé dans le camp français. Guillaume III et ses partisans revendiquent le Stathoudérat des Provinces-Unies. Ils repoussent Louis XIV en ouvrant les digues et en inondant l’armée française. Guillaume III d’Orange-Nassau prétend au trône d’Angleterre et sera finalement couronné. Heidelberg offre sa chaire de philosophie à Spinoza contre le respect de la religion en vigueur. Le philosophe préfère décliner la proposition. Visite de Leibniz. Spinoza se méfit de ce brillant diplomate et scientifique qui se pique de philosophie. L’Ethique ne sera publiée qu’à la mort du philosophe. Spinoza meurt (1677). Ses amis publient ses œuvres complètes : les Opera Posthuma. Colerus et Van der Spyck nous racontent les dernières heures de Spinoza et s’aperçoivent que Madame Van der Spyck, dans l’intervalle, est devenue philosophe, l’une de ces femmes savantes. 

en guise de curriculum vitae…

Vendredi 20 février 2009

L’auteur 

 Durant deux années, Michel Cerf participe au groupe théâtre de son lycée. Deux créations originales sont ainsi mises en chantier et représentées dans les départements lorrains (Meurthe-et-Moselle, Vosges). Après avoir passé son bac avec succès, il étudie la philosophie à l’Université de Nancy. Participe au Festival Mondial de théâtre Universitaire de Nancy dont Michelle Kokosowki est directrice artistique, voyage en Inde, au Népal, et en Europe. En Grande-Bretagne, Il est assistant de français à Glasgow, puis à Edimbourg. Il participe aux informations du GIP avec le philosophe Michel Foucault. Parcours d’auteur-compositeur-interprète durant dix années. Il suit les cours Simon quelques mois, dirige un centre socio-culturel en banlieue parisienne. Acquiert un diplôme d’ingénierie du Développement Social Urbain (DESS).  Il  dirige ensuite un théâtre et assure la programmation de ce lieu, l’Orangerie de Roissy-en-France. Il organise notamment une résidence théâtre avec Eugène Durif et Catherine Beau, ainsi que la mise en place d’ateliers de mise en scène et d’écriture. A Paris 8 Vincennes-St-Denis, obtient le diplôme de Master 2 (sous la direction de Michelle Kokosowski et Jean-Marie Thomasseau) en théâtre, arts de la scène, suivant également des ateliers d’écriture avec Olivia Rosenthal. Il suit les cours de grec, de génétique, d’épigraphie grecque, et le séminaire de Bernard Pautrat à l’Ecole Normale Supérieure, ainsi que le séminaire de Jean-Marie Pradier de Paris 8 à la MSH. Termine actuellement une thèse de doctorat sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès à l’Université d’Amiens (UPJV), sous la direction de Jean-François Dusigne, ancien comédien du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, Professeur des Universités, comédien, metteur en scène, et directeur d’Arta, à la Cartoucherie de Vincennes. Ses premières mésaventures dans la sphère culturelle lui inspirent alors l’écriture d’une première pièce significative : 

 -L’Histoire du Chien Husky (2003) : « Un concours de manuscrit met aux prises différents partenaires, des directeurs d’affaires culturelles ou de scènes repérées, et une petite tricherie conduit à la désignation d’un lauréat. » Projet discuté avec différentes chorégraphes : Karine Saporta, Nathalie Pubellier. Paul Tabet salue cette écriture nouvelle, Jean-Claude Grumberg estime la pièce réussie. Une lecture a lieu avec la Cie du 8ème jour de Nicolas Thibault (Nicolas Thibault, Cécile Sportès, Olivier Descargues)  à la médiathèque de Corbeil-Essonne, dont la responsable des animations culturelles est Valérie Rouxel. (lecture le 16 avril 2005) 

-L’Homme-Jetable (2004), raconte brièvement la rencontre de Bruno Schulz avec un auteur placardisé. 

-Périclès Prince de Tyr, (2004) traduction de l’œuvre de W. Shakespeare pour la Cie du 8ème Jour. 

-Fragments  Amoureux (2005) dialogue de deux programmateurs de théâtre, inspiré de l’échange de lettres entre Anton Tchekhov et Olga Knipper. 

-Matière Socrate (2006) raconte l’expérience de la comédienne et metteur en scène grecque Anastassia Politi. La pièce intéresse Armand Gatti qui souhaite la monter avec ses « loulous». 

-Assiste à la mise en scène sous forme de présence assidue auprès de Muriel Mayette, administratrice générale, et metteur en scène de la pièce de Bernard-Marie Koltès Le Retour au désert durant trois mois à la Comédie-Française. (déc.2006-fév.2007) 

-Cheung à Seasberg (2007) reprend le thème actuel d’une tuerie dans une université. Un jeune homme se prend subitement de haine pour ses différents camarades et professeurs et projette sa vengeance sur le campus. (Lecture-spectacle au théâtre la Noue de Montreuil, avec Nathalie Matti, Claire Rigollier, Schiller Turenne, Barbara Topec, Mickaël Schmit, Yassine Ousayla, Marie-Laure Aba, Michel Cerf, avec l’aimable participation de la Cie des Déménageurs Associés, de Jean-Louis Crinon. (lecture le 21 mai 2008) 

-La Vie de Spinoza (2008) En racontant la vie méconnue de Benedictus de Spinoza, l’auteur rend hommage au regain d’intérêt pour ce philosophe. Soulignant les parallèles entre notre époque et cette autre que fut le XVIIème siècle, siècle d’or des Provinces-Unies; avec cependant la nécessité de lutter contre le fanatisme. Il réaffirme le bien-fondé des analyses deleuziennes et produit une comédie rendant cette philosophie plus accessible au spectateur.   

                                          le tour servant à Spinoza pour tailler les lentilles optiques                   Le tour à polir les lentilles optiques de Spinoza (longueur approximative 2m)projets d’écriture : -projet d‘écriture (2009) Sans titre (Tarzan photographe

Comment, par l’accès au troisième genre de connaissance, atteindre à la Béatitude?

Vendredi 20 février 2009

La pièce est, parfois, comprise par certains comme une « vulgarisation philosophique » ; ce n’est pas le cas. Elle est en revanche une mise en garde contre le fanatisme, contre tous les fanatismes, d’où qu’ils viennent.   Champs de roses dans la région de Rijnsburg

Elle est un vivant plaidoyer pour l’esprit de tolérance, la compréhension entre les hommes, le respect mutuel. Spinoza s’affirme encore, aujourd’hui, comme l’ami du genre humain Il s’agit donc, non pas d’une pièce philosophique seulement, mais d’une écriture contemporaine, d’un appel à l’intelligence, et non à l’obscurantisme. Un rejet des croyances et des idées toutes faites.  C’est dire si je m’attends à ce que, dans un premier temps, elle soit rejetée de toutes les chapelles! Car Spinoza est un prétexte, mais nul ne saurait se dérober à la philosophie de la vie, ni Shakespeare, ni Hugo, car « tout poète contient un philosophe », mais l’inverse n’est pas vrai. Pas plus que « La Vie de Galilée« , de Bertolt Brecht, n’est une œuvre de « vulgarisation » de la science, mais plutôt une œuvre  d’art, un rappel au bien fondé de l’esprit scientifique (Bachelard), La Vie de Spinoza est une tentative de réhabilitation de sa pensée et de l’homme. 

La mort de Danton de Georg Büchner n’est pas plus une œuvre de « vulgarisation » révolutionnaire, mais une magnifique pièce de théâtre poétique (puisque ces deux œuvres ont été mes modèles),  

La Vie de Spinoza est une œuvre de conception et d’écriture contemporaine pour des spectateurs (un public) d’aujourd’hui, car les idées qu’elle défend, et que je défends, sont actuelles.  Ceci étant, j’ai un bel et grand espoir au sujet de cette pièce, car j’y ai mis tout ce que le tragique de cette vie de philosophe pouvait absorber d’humour et de comique. Spinoza est un homme heureux, drôle, spirituel, comblé, et qui comble toujours, aujourd’hui, des milliers et des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.Spinoza est actuel, et de plus, je dirais, (ai-je même le besoin de le prouver?), qu’il est devenu un auteur « à la mode ».  La situation des Provinces-Unies au XVIIème siècle n’est-elle pas en quelques points, similaires celle de l’Europe aujourd’hui? 

la Vie de Spinoza

Vendredi 20 février 2009

le buste de Spinoza à Rijnsburg

 La Vie de Spinoza (2008)

En racontant la vie méconnue de Benedictus de Spinoza, l’auteur rend hommage au regain d’intérêt pour ce philosophe. Soulignant les parallèles entre notre époque et celle du XVIIème siècle, le siècle d’or des Provinces-Unies, avec cependant la nécessité de lutter contre le fanatisme, il réaffirme le bien-fondé des analyses deleuziennes, et produit une comédie rendant cette philosophie plus accessible au spectateur.

Spinoza était l’ami du genre humain et avait en tête d’élaborer une philosophie moderne. Pour ce faire, il met sur le même plan la substance, la nature et…dieu. Deus sive natura ! C’est son expression.

Cela n’est que peu apprécié de ses contemporains, car les églises rivalisent entre elles au nom de « la » vérité, en s’excluant les unes les autres. D’autre part, Spinoza, en voisin qu’il fut dans le quartier central d’Amterdam, sans l’avoir connu, du philsophe français, rencontre rapidement la pensée de Descartes. Le philosophe français s’étant lui-même déjà quelque peu éloigné de notre pays, non sans raison, dirons-nous!

Spinoza, après avoir été instruit en hollandais, en espagnol, et en hébreu, apprend le latin avec un jésuite français, un certain Van Enden.

Ses connaissances et son érudition sont très tôt appéciées des milieux sicentifiques et philosophiques d’Amsterdam, puis de toute la Hollande.

Bientôt la notoriété de Spinoza va se déployer dans toute l’Europe selon deux modes.

D’une part il devient un tailleur de lentilles de microscopes et de lunettes astronomiques réputé. C’est là, et se sera tout le reste de sa vie, son gagne pain. D’autre part il écrit, livre après livre, toute sa philosophie.

L’Ethique est son oeuvre majeure.

Mais il faut considérer aussi son Traité Théologico Politique (ou des Autorités Théologique et Politique) dans lequel il fustige toutes les croyances et superstitions.  

 

  

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